naomi middelmann
Memories have become
landscapes
Just as one can never return to the same time and place, neither memory nor our understanding of place remains permanent. This understanding lies at the foundation of Middelmann’s practice.
Middelmann foregrounds the subjective and fluid nature of memory, resisting fixed interpretation and permanence alike. This approach is reflected in her expansive use of media, including maps, discarded letters, hand-sewn textile installations, drawings, alternative photographic processes, and painting. Her work shows how memory is reconstructive, adaptive, and continually reshaped through perception.
Middelmann’s work resists archival certainty while embracing the power of personal narrative. Existing within the interstitial space between knowing and feeling, imagination and memory, her practice examines how individuals negotiate time, displacement, and impermanence. Through labor-intensive acts of handwriting, stitching, and reassembly, she reflects on the human impulse to preserve what is continually slipping away.
Mapping and cartography occupy a central role in Naomi Middelmann’s practice, functioning not as systems of geographic certainty but as metaphors for memory, the passage of time and the impermanence of place.
In her Memory Mapping series, Middelmann cuts, layers, traces, and fragments maps to create unstable organic terrains that reflect the fluid nature of recollection, belonging, and perception. These works transform cartographic language into personal living landscapes.
In her Geographical fragments series, Middelmann sews on found maps, creating new landmasses and turning the 2 dimensional aspect of maps into a tactile living experience.
Her use of chemigrams further expands this investigation. Created through direct chemical intervention on photographic paper, these works produce unpredictable and evolving surfaces in which images appear to emerge, dissolve, and reform. The chemigram becomes both image and process: a material record of transformation that parallels the ways memory is continuously reconstructed through perception and time. Together, her cartographic works and chemigrams challenge the authority of fixed representation, proposing instead a vision of place and identity as mutable, embodied, and perpetually in flux.
Her sustained engagement with perception and memory is informed as much by her background in international relations and the visual arts, as by her collaborations with neuroscientists, whose research into cognition and perception resonates with her exploration of how memory is embodied, fragmented, and transformed over time.
Her impressive oeuvre on memory, her career focus on narrating the contradictory markers of place and time, and her signature use of delicate or ephemeral surfaces reveal the paradox at the heart of all memorialization projects: that their is an almost invisible line between imagination and memory.
The artist maintains an active international exhibition practice, with presentations in museums and art centers across Europe and the United States. Her work has been featured in several institutional exhibitions, including Museo del Fiume, Rome (2026), Centre D’art Contemporain in Lausanne (2026), Rivolta Femminile in Trapani and Palermo (2025), Regionale 23 (2023), Dreiländer Museum, Lörrach (2022), and the Torrance Art Museum, California (2023). Additional institutional exhibitions include the Westbeth Art Center, New York (2024), the Corvallis Art Center, Oregon (2024), and the MIAD Museum, Milwaukee (2021).
Alongside these museum presentations, the artist has had several solo shows in Switzerland and participated in numerous curated programs across Switzerland, Germany, Spain, France, Denmark, and the United States.
Born in Switzerland, Middelmann moved to New York as a teenager. After earning a degree in Creative writing and International Relations from the Johns Hopkins University, she first worked in publishing. She then returned to Switzerland and earned a postgraduate degree in Visual Arts. She recently completed a Msc in Neuroscience and is co-principal investigator on two research grants into the benefits of artmaking on the brain.
Cartographie de la mémoire
De même qu’il est impossible de revenir au même moment et au même lieu, ni la mémoire ni notre compréhension du lieu ne demeurent permanentes. Cette idée constitue le fondement même de la pratique de Naomi Middelmann.
Middelmann met en avant la nature subjective et fluide de la mémoire, résistant autant à l’interprétation figée qu’à toute idée de permanence. Cette approche se reflète dans son utilisation étendue de différents médiums, notamment les cartes, les lettres abandonnées, les installations textiles cousues à la main, le dessin, les procédés photographiques alternatifs et la peinture. Son travail montre comment la mémoire est reconstructive, adaptative et continuellement remodelée par la perception.
L’œuvre de Middelmann résiste à la certitude archivistique tout en embrassant la puissance du récit personnel. Située dans un espace interstitiel entre imagination et mémoire, sa pratique examine la manière dont les individus négocient le temps et la question de l’impermanence. À travers des gestes laborieux d’écriture, de couture et de réassemblage, elle réfléchit à l’impulsion humaine de préserver ce qui ne cesse de nous échapper.
La cartographie et le geste de cartographier occupent une place centrale dans la pratique de Naomi Middelmann, non pas comme systèmes de certitude géographique, mais comme métaphores de la mémoire, du passage du temps et de l’impermanence du lieu.
Dans sa série Memory Mapping, Middelmann découpe, superpose, trace et fragmente des cartes afin de créer des territoires organiques et instables qui reflètent la nature fluide du souvenir, de l’appartenance et de la perception. Ces œuvres transforment le langage cartographique en paysages personnels et vivants.
Dans sa série Geographical Fragments, Middelmann coud sur des cartes trouvées, créant de nouvelles masses terrestres et redonnant à la surface bidimensionnelle une expérience tactile et vivante.
Son utilisation des chimigrammes prolonge cette recherche. Réalisées par intervention chimique directe sur du papier photographique, ces œuvres produisent des surfaces imprévisibles et évolutives où les images semblent apparaître, se dissoudre puis se reformer. Le chimigramme devient à la fois image et processus : une trace matérielle de transformation qui fait écho à la manière dont la mémoire est continuellement reconstruite à travers la perception et le temps. Ensemble, ses œuvres cartographiques et ses chimigrammes remettent en question l’autorité de la représentation fixe et proposent une vision du lieu et de l’identité comme réalités mouvantes, incarnées et perpétuellement en transformation.
Son engagement soutenu envers la perception et la mémoire est nourri autant par sa formation en relations internationales et en arts visuels que par ses collaborations avec des neuroscientifiques, dont les recherches sur la cognition et la perception résonnent avec son exploration de la manière dont la mémoire est incarnée, fragmentée et transformée au fil du temps.
L’importance de son œuvre consacrée à la mémoire, son attention constante aux marqueurs contradictoires du lieu et du temps, ainsi que son utilisation caractéristique de surfaces délicates et éphémères, révèlent le paradoxe au cœur de tout projet de mémorialisation : l’existence d’une ligne presque invisible entre imagination et mémoire.
Depuis plus de dix ans, Naomi Middelmann participe activement à des conférences, des modules universitaires et des projets de recherche menés avec des neuroscientifiques. Elle est co-investigatrice sur deux bourses de recherche portant sur la perception et les bienfaits de la pratique artistique chez les personnes âgées et les enfants.
Née en Suisse et installée à New York dès 16 ans, elle étudie à Johns Hopkins avant de se tourner vers les arts visuels à Bâle. Représentée par des galeries à Berne, Zurich et aux États-Unis, elle développe une présence internationale active. Son travail a été présenté dans plus de 90 expositions en Europe et aux États-Unis, notamment dans plusieurs musées et centres d’art internationales, notamment au Museo del Fiume à Rome (2026), au Musée d’art contemporain Zisa à Palerme (2026), au Musée Dreiländer à Lörrach (2022), au Musée d’art de Torrance en Californie (2023), ainsi qu’au Westbeth Art Center à New York (2024), au Corvallis Art Center dans l’Oregon (2024) et au MIAD Museum à Milwaukee (2021). Ses oeuvres figurent aujourd’hui dans de nombreuses collections en Europe, en Amérique du Nord et en Australie, témoignant de sa reconnaissance internationale.